Seriez-vous prêts à vendre vos données personnelles ?

Image

Il y a un an, la perception des citoyens quant à la marchandisation de leurs données personnelles était variable. Quand 38 % des chinois interrogés étaient prêts à vendre leurs données contre des avantages, seulement 15% des Français sondés se disaient prêts à le faire, d’après une étude réalisée en 2017 par le cabinet GfK.

D’abord reprendre le contrôle de nos données

Alors que l’affaire Cambridge Analytica est encore dans les esprits et que le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) sera bientôt adopté, ces chiffres seraient-ils les mêmes aujourd’hui ?

Rappelons que la question comporte déjà un biais puisque la plupart d’utilisateurs offrent déjà certaines de leurs données « gracieusement » en échange de l’accès à des services gratuits…comme Facebook ou Twitter. Mais la récente actualité autour de la protection de nos données a permis un certain éveil des consciences sur l’importance de reprendre le pouvoir sur nos données, notamment par une meilleure appréhension des paramètres de confidentialité et de partage.

Vers un droit patrimonial des données ?

Alors que les grands acteurs du numérique sont contraints par la réglementation européenne de se mettre en conformité, le sujet de la marchandisation des données a déjà été évoquée comme ce fut le cas de l’intellectuel Gaspard Koenig et de son think tank Génération Libre, proposant d’instaurer un droit patrimonial des données.

Au-delà du débat philosophique soulevé, il semblerait que ce marché de la data soit difficile à mettre en oeuvre. D’abord car l’évaluation de la valeur de ces données serait délicate et pourrait générer des inégalités, ensuite parce qu’elle ouvrirait la porte à de nouveaux abus tels que la revente à des tiers.

Alors, prêts à monnayer ses données ?

 

Inscrivez-vous à la Newsletter