Décryptage

Génération Y : tous au travail

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Ils sont nés dans les dernières années du 20ème siècle. Ils ont grandi à la croisée des chemins, dans une époque de transition technologique comme cela était rarement arrivé. Aujourd’hui, ils ont entre 20 et 30 ans. Ils ne sont plus simplement l’avenir du pays, mais bel et bien ses forces vives.
Eux, c’est la génération Y, celle qui fascine et qui vient bouleverser les codes de l’entreprise. En 2025, 75% des actifs seront issus de cette génération, selon une récente étude menée par Deloitte et le Brookings Institute.
Enquête sur une génération qui s’apprête à prendre le contrôle de l’entreprise.

 

Si un portrait robot devait en être fait, il ressemblerait à celui-ci : créatifs, curieux, fonctionnant à l’affectif et avides de nouvelles technologies. Ceux qui appartiennent à cette génération n’ont pas peur de faire passer leur qualité de vie au premier plan et sont exigeants sur leurs conditions de travail. S’accorder aux codes du travail traditionnels ? Très peu pour eux, ils aspirent à autre chose.

 

Valeurs, éthique et transparence

L’entrée de plain-pied de cette génération dans le monde professionnel est en train de modifier un modèle que l’on croyait jusqu’ici immuable. Car, contrairement à leurs parents, la génération Y ne perçoit pas le travail comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen de s’accomplir en tant qu’individu.

Deuxième changement, et pas des moindres : le sens donné aux missions professionnelles et la manière dont elles sont exercées sont majeurs pour eux. Désormais, ce n’est plus tant la réputation ou l’image de marque de l’entreprise qui incite un candidat à postuler, mais bien ses valeurs et ses modes de management. Ainsi, l’éthique, la confiance, l’intégrité et l’honnêteté sont, pour 25 % d’entre eux, des valeurs qui permettent à une entreprise de réussir de façon pérenne. Pour 26 %, c’est le traitement qu’accorde la structure à ses collaborateurs qui prime. Satisfaction, fidélisation, traitement équitable sont des notions déterminantes pour l’avenir d’une entreprise d’après les moins de 30 ans.

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Collaborer avant d’ordonner

L’importance du comportement de la structure est importante au plan externe comme interne. L’honnêteté et le naturel se révèlent nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise. Ainsi, les rapports sociaux développés par la génération Y au travail sont beaucoup moins structurés qu’auparavant et tendent vers un modèle horizontal, quand bon nombre d’entreprises font régner un modèle pyramidal depuis des décennies. Mais pour les Y, la communication descendante, c’est terminé. Il est temps d’entamer la déconstruction d’un modèle qui a vécu.

Leur volonté désormais : donner la parole à toutes les équipes et que la direction soit prête à tout entendre. Le principe de la parole libérée est pour eux gage de créativité et d’innovation. Il ne s’agit pas de refuser l’autorité mais de prohiber le management directif, pour lui préférer le management collectif. En résumé : travailler “avec”, et non “pour”, un modèle déjà bien éprouvé par bon nombres de start-ups…

Cette proximité avec l’ensemble des collaborateurs passe notamment par le travail collaboratif. Ce dernier est privilégié par des équipements qui favorisent l’échange et l’esprit de collaboration, comme les open-space et autres lieux de co-working. Loin d’être un caprice, ce besoin de travailler en communauté se révèle un facteur de productivité car ces espaces de travail sont aussi un moyen de confronter son travail entre pairs.

 

Digital native avant tout

Au-delà de conditions de travail, ce sont les outils utilisés par la génération Y qui diffèrent de ses aînés, en particulier son habilité à utiliser le numérique. Pour elle, les réseaux sociaux sont le fondement de la communication, et Internet un outil indispensable : pas de connexion, pas de travail. En ayant grandi avec ordinateurs et smartphones à la main, leur facilité à appréhender les outils technologiques devient aujourd’hui un atout de taille pour l’entreprise. A l’heure où les profils aux compétences digitales développées sont les plus recherchés, leur rapport à la technologie constitue un véritable point fort.

Avec l’arrivée de ces nouveaux collaborateurs et leur vision différente du monde du travail, l’entreprise devra muter pour être en phase avec leurs attentes.

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Un schéma réalisé par l’agence marketing MRY établi une comparaison entre une journée de travail type de la génération X et celle des générations Y et Z, en distinguant le temps consacré au travail de celui personnel. Alors qu’un salarié de la génération X se concentrerait entièrement à son travail entre 09 heures et 17 heures et s’accorderait une pause le midi avant de « déconnecter », un salarié Y ou Z, lui, allierait travail et vie personnelle tout au long de la journée et même de la soirée ! Ce schéma illustre le nouveau paradigme qui s’installe chez les jeunes actifs. Car leur rapport à la technologie et au travail fait voler en éclats la frontière entre vie privée et vie professionnelle. Avec les Y, le concept de « Blurring » n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui.

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