Décryptage

En hausse de 0,7% en 2016, les salaires des non-cadres progressent de moins en moins

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La rémunération d’un salarié non-cadre en 2016 est de 1 567 euros bruts mensuels, en hausse de 0,7 % sur un an, soit un gain de 11 euros, selon le dernier baromètre Randstad des salaires non-cadres.
Si les salaires des non-cadres sont de nouveau orientés à la hausse cette année, leur rythme de progression continue de se tasser pour la cinquième année consécutive. Ce ralentissement expose la dépendance toujours plus grande du pouvoir d’achat des salariés non-cadres à  la revalorisation du Smic.
Cette année encore, la (très) légère hausse de la rémunération des salariés non-cadres s’inscrit dans le sillage du salaire minimum, revalorisé de 0,6 % au 1er janvier 2016 pour s’établir à  1 467 euros bruts mensuels.
Ainsi, en moyenne, le salaire d’un non-cadre représente 106,8 % du Smic. 

 

Quel est le point commun entre un technicien méthodes, un ouvrier des travaux publics, un assistant ressources humaines et un dessinateur-projeteur ? Ils appartiennent tous à la catégorie des salariés non-cadres. Selon la dernière photographie du marché du travail, une étude de l’Insee publiée en juin 2016, la France comptait en 2015 environ 19,1 millions de non-cadres, soit 80,6 % de la population active salariée (en comptant les cadres). Ensemble disparate, les non-cadres regroupent 5,3 millions d´ouvriers (qualifiés et non qualifiés), 7,2 millions d´employés ainsi que 6,5 millions de professions intermédiaires. Quelques exemples de métiers non-cadres selon les statuts.

 

Salaires non-cadres : une progression au ralenti

En 2016, le salaire moyen d’un non-cadre s’élève à 1 567 euros bruts mensuels. Sur un an, la hausse du salaire moyen non-cadre est de 0,7 %. Cette évolution trahit un nouveau ralentissement de la progression salariale pour la cinquième année consécutive. En effet, les rémunérations des non-cadres avaient progressé de 0,9 % en 2015 par rapport à 2014. Pour un salaire moyen alors égal à 1 556 euros bruts.

En 2016, le salaire moyen des non-cadres a augmenté de 0,7 %. Cette hausse s’inscrit dans les pas de l’évolution du salaire minimum : + 0,6 % depuis la revalorisation « légale » en date du 1er janvier 2016, soit un salaire mensuel brut de 1 467 euros bruts. Ce résultat atteste comme les années passées de l’effet d’entraînement du Smic sur les salaires qui lui sont proches.

 

Evolution des salaires non-cadres : le rôle du Smic

A 1 567 euros, le salaire moyen des non-cadres affiche un niveau de rémunération supérieur de 6,8 % par rapport au salaire minimum. Dit autrement, selon le baromètre Randstad, un salarié non-cadre gagne en moyenne 106,8 % du Smic – contre 106,7 % en 2015.

Au regard des résultats du baromètre Randstad, on constate en effet que les évolutions du Smic se répercutent sur les niveaux de salaire qui lui sont proches. Ainsi, professions intermédiaires mises à part, les salaires moyens des ouvriers non qualifiés, des ouvriers qualifiés et des employés progressent en 2016 dans une fourchette comprise entre + 0,6 % et + 0,8 % sur un an. Soit à des niveaux identiques ou alors extrêmement proches des 0,6 % de la revalorisation du Smic. La hausse de salaire des professions intermédiaires – qui parmi les non cadres bénéficient des salaires les plus élevés – à + 0,4 % apparaît en revanche davantage décorrélée de la progression du Smic.

Autre effet du salaire minimum, il apparaît que les salaires non-cadres sont fortement concentrés autour du Smic. Résultats à l´appui, les salaires des ouvriers (non qualifiés et qualifiés) et des employés en 2016 représentent de 104,4 % (1 532 € bruts pour les ouvriers non qualifiés) à 107,9 % du salaire minimum (1 583 € bruts pour les ouvriers qualifiés). Ainsi, 12,6 millions de salariés en France ont un niveau de salaire compris entre + 4,4 % et + 7,9 % au-dessus du Smic.

 

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